Archives de catégorie : La vie du Groupe

L’activité partielle chez Safran coûte 30 millions d’euros par mois à l’Etat

(Date de l'article : 07/12/2020) 
 
Retrouver ICI l’article source de « La Lettre A »

Les aides publiques perçues par Safran au titre de l’activité partielle de longue durée répondent à la chute d’activité drastique du groupe aéronautique, notamment pour ses filiales qui travaillent avec l’aviation commerciale. Elles représentent 10 % des coûts salariaux.
Précurseur sur la mise en place de l’activité partielle de longue durée (APLD), le groupe Safran vient de dévoiler en interne le montant de l’allocation versée par l’Etat en compensation. Lors du comité de groupe tenu fin novembre – le dernier présidé par le directeur général Philippe Petitcolin -, le directeur financier Bernard Delpit a annoncé une somme de 30 millions d’euros par mois, dont des exonérations de cotisations. Cela représente environ 10 % des coûts salariaux de Safran. Bernard Delpit a également indiqué que certains versements de cette allocation avaient été effectués avec retard par l’Etat.
Comme attendu, la situation est très disparate selon les sociétés du groupe. Safran Aircraft Engines et Safran Landing Systems, qui travaillent essentiellement pour l’aviation commerciale, affichaient un taux d’inactivité de 40 % fin octobre, soit le maximum autorisé pour l’APLD. A l’inverse, Safran Electronics & Defense n’était qu’à 2 % d’inactivité.
Pour sa part, Stéphane Dubois, directeur des ressources humaines, estime que le recours à l’APLD – prévu sur deux ans – devrait diminuer au vu des éléments de reprise entrevus à travers le monde, exception faite de l’Europe.

Négociation nouvel Accord Télétravail

(Date de l'article : 04/12/2020) 
 
Une nouvelle réunion avec la direction de Safran Aircraft Engines s’est tenue ce mercredi 2 décembre avec les organisations syndicales représentatives dont l’UNSA.


La lecture du projet de nouvel accord télétravail s’est poursuivie, nous avons abordé les sujets de :

  • Les conditions matérielles : accès aux serveurs « nas », la qualité et la sécurité de l’environnement de travail qui exclue de fait le coworking externe au groupe
  • La prise en charge des frais récurrents : 10€ par mois pour 1 jour de télétravail par semaine, 20€ pour 2 jours
  • La fournitures des équipements tel que casque audio, double écran, souris…, en cohérence avec les équipements disponibles à son bureau
  • La participation aux investissements initiaux (bureau, siège, ..) est actée… reste à fixer le plafond qui risque d’être peu élevé et décalé de la réalité des couts générés
  • Le prêt, sur prescription médicale, de matériel ergonomique est validé
  • La subvention des repas en télétravail étant de responsabilité des CSE, la direction renvoie vers eux
  • L’accès à l’information syndicale doit se moderniser et être en adéquation avec l’évolution de la population et des usages, la direction réfléchit à la proposition d’un tract par mois et par syndicat
  • Le nombre de jours télétravaillés par semaine : 2 jours maximum mais demande de flexibilité en fonction des contraintes personnelles ou opérationnelles qui pourrait ponctuellement amener à 3 jours.

Il reste 2 réunions les 9 et 16 décembre pour finaliser le projet et faire intégrer nos revendications

N’hésitez pas à nous faire remonter vos ultimes demandes sur ce sujet du télétravail.

Vos délégués syndicaux et négociateurs UNSA : Alain Lonqueu, Armel Patti, Frédéric Delage, Marina Dal Soglio, Anthony Dauvergne

Négociation Accord Télétravail

(Date de l'article : 26/11/2020) 
 

Depuis mi-novembre ont débuté les négociations sur un nouvel accord Télétravail, car le précédent arrive à échéance fin 2020.

Attention : Cet accord ne traite pas de la situation actuelle où de nombreux salariés sont appelés à faire du travail à domicile. Ne sont concernés que les salariés qui signent un avenant à leur contrat de travail pour définir les conditions de mise en œuvre de leur activité hors de leur site.

Voici les propositions que nous défendrons (l’ordre des propositions n’est pas lié à des priorités) :

  1. – Ne pas considérer que le Télétravail doive se faire obligatoirement à domicile. En effet, on voit fleurir de plus en plus de lieux de co-working (en dehors des sites du groupe) et il faut envisager d’autoriser les salariés à faire du télétravail dans ces lieux.
    o Prise en charge par la direction du même type de remboursement des frais associés (frais de ‘location’, assurance, …) quel que soit le lieu du télétravail

  2. – de l’expérience du travail à domicile COVID on doit pouvoir élargir la liste des métiers éligibles et que cette liste soit adaptée au terrain et non pas défini de manière unilatérale par les directions
  3. – Ouvrir le Télétravail à tous les salariés à temps partiel avec présence de 2 jours/sem sur site nécessaire.
  4. – Ne plus limiter la possibilité de Télétravail à 1 jour par semaine mais l’ouvrir jusqu’à 3 jours par semaine et ajouter de la souplesse au caractère fixe des jours : anticipation/report possible d’une semaine.
  5. – Nous portons une forte attention aux réponses que doit donner l’employeur en cas de refus. Il faut que ces réponses soient dument motivées et qu’il y ait possibilité d’un recours si le salarié conteste ce refus
  6. – Supprimer le besoin de refaire une demande tous les ans. Y préférer une dénonciation avec préavis.
  7. – Au titre de l’accord QVT, les salariés disposent chaque année de 12 jours de télétravail occasionnel. Autoriser d’autres journées en cas de pics de pollution, intempéries, …
  8. – Amélioration de l’outil informatique pour pouvoir permettre l’accès aux serveurs NAS et aussi permettre une possibilité de connexion à un plus grand nombre de personnes en même temps.
  9. – Améliorer l’outil de visio-conférence, pour éviter les problèmes de déconnexions intempestives, pour partager facilement des fichiers, ……
  10. – Rappeler de façon plus explicite dans l’accord certaines règles QVT :
    • Durée max de travail à 10 heures par jour
    • Pas de courriel entre 19h et 7h
    • Supprimer le fait que les réunions doivent se faire en présentiel
    • Adapter l’organisation du travail aux télétravailleurs (charge, pas de flicage, …)
  11. – Les salariés en télétravail doivent avoir accès au même titre que les autres salariés à de l’information syndicale : autoriser l’utilisation raisonnable de la messagerie professionnelle pour les communications syndicales
  12. – Participation de l’entreprise aux frais d’équipement notamment ceux liés à l’ergonomie du poste (casque, 2ème écran, 2ème chargeur, fauteuil, …)

A ce stade des négociations, la direction a proposé une deuxième journée de télétravail avec plus de flexibilité dans la pose des journées et a pris notes de nos différentes demandes.
3 réunions sont prévues d’ici fin décembre pour aboutir à un accord plus ambitieux que celui proposé en ce début de négociation.