Le bruit à l’usine de Corbeil – Déclaration UNSA

Plénière du Comité d’Entreprise
Déclaration UNSA du 21 avril 2016

L’ UNSA rappelle que c’est une obligation pour l’employeur de faire le nécessaire afin de limiter les nuisances sonores.

La Direction souhaite instaurer, à partir du 1er juin, l’obligation de porter des protections auditives dans l’usine.

Certes, c’est une façon de palier aux inconvénients mais il faudrait mieux s’attaquer à la source.
L’ UNSA déplore que la Direction ne fasse pas face à ses obligations, augmentant par la même les risques pour ses salariés.

Priver le salarié de l’ouïe, sens permettant d’anticiper le danger, c’est augmenter le risque d’accident du travail.

Le port permanent de protections auditives de type « bouchons » a des effets secondaires que l’on ne peut ignorer :

  • irritation du conduit auriculaire,
  • perte de l’équilibre,
  • etc…

Le port permanent de protections auditives n’est pas envisageable dans une société ou la communication est un élément important.

Enfin l’ UNSA déplore l’absence de solutions pour se laver les mains à proximité des distributeurs de bouchon. Le salarié manipule donc ses protections avec les doigts sales, avec le risque d’infection qui en découle pour l’oreille.

C’est pourquoi, l’ UNSA demande à ce que la Direction prenne rapidement les mesures nécessaires pour diminuer le bruit dans l’usine.

Cette diminution doit passer par :

  • L’installation de VRAI cloisons d’isolation phonique dans toute l’usine
  • Des tests de bruit des machines en conditions réelles avant leur achat
  • Le confinement des machines bruyantes dans des espaces insonorisés
  • L’installation de bureau (type box) pour l’ensemble des salariés ayant une activité administrative régulière, et fréquente (ex. Le contrôle à qui l’on a refusé des box).

C’est à la source qu’il faut combattre le bruit. Toute autre proposition ne pourra que générer d’autres problèmes.